Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

Maman et ses écoles

Les lois scolaires de Jules Ferry, la loi du 16 juin 1881 établit la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles publiques,[1] complétée par celle du 28 mars 1882 qui rend l’enseignement primaire obligatoire.

« Comme pour la grande majorité du territoire français, les écoles communales de Valence sont installées dans des locaux existants, achetés ou loués par la Ville, souvent dans des conditions de travail et d’hygiène défaillantes à plusieurs titres. En 1874, Valence compte une seule école laïque pour garçons, située place de l’Université, qui accueille 45 élèves. L’inspecteur primaire dit à son sujet qu’il faut la « relever », afin de prouver que l’enseignement laïque peut vivre à Valence ».[2]

Les matériaux utilisés pour la construction des façades des écoles laïques de Valence sont en pierre de taille du sud de la Drôme (Saint-Paul Trois Châteaux) en pierre de taille de Chomérac, moellons de Guilherand et de la maçonnerie de moellons avec de l’enduit lissé.

Dans le recensement de l’année 1936, ma famille maternelle habite à la basse ville, au 7 quoi du Rhône :[3] Ginette Guilhot (ma mère), née en 1929, va à l’école maternelle Jules Renard :

« Neuf bâtiments sont visités et la municipalité opte pour une maison rue Pêcherie, qu’elle achète en 1884. Les locaux étant très vétustes, leur destruction est programmée afin de construire une école neuve* sur son emplacement. À l’issue d’un concours, les architectes valentinois Ernest Tracol et Eugène Poitoux sont désignés pour la réalisation du projet. Ils appliquent les règles de l’architecture scolaire naissante et réalisent en 1903 une école-type de la IIIe République, dotée de deux classes et de deux appartements de fonction. Implanté dans un quartier inondable, le bâtiment est surélevé afin d’être à l’abri des inondations du Rhône.

L’école Jules Renard ferme en 2011 et le bâtiment, rénové en 2016, accueille aujourd’hui la Maison pour tous du centre-ville. »[4]

*école maternelle (précisé page 29, Valence construit ses écoles, par Viviane Rageau, revue drômoise numéro 563 de 03/2017)

Ecole Jules Renard, archives municipales de Valence, 4 M 89

La suite de sa scolarité se passe à l’école de la rue François Pie dont, avec Odette sa maman, elles traversent le champ de mars pour s’y rendre :[5]

en 1884 cote F/17/*/2839

Puis Ginette, de l’année 1937 à l’année 1939, ayant déménagé pour la rue Montplaisir, est élève à l’école primaire Récamier. Moi-même j’y étais, en tant qu’aide à la scolarité de l’année 2014 à l’année 2018 sans que je sache, à l’époque, que maman y avait étudié.

Maman au dernier rang, la deuxième en partant de la droite :

école Récamier dans la cour

« En 1903, l’école communale de filles de la rue de l’Equerre accueille 129 élèves. Le non renouvellement du bail de l’immeuble où elle est implantée précipite le projet de construction d’une nouvelle école primaire de filles. La réflexion autour des quartiers en expansion montre que le nord-est de Valence (avenue de Chabeuil/rue Faventines) s’accroît de jour en jour et reste dépourvu d’école de filles. On projette une école à six classes, même si quatre serait suffisant compte tenu du nombre de filles à accueillir, mais la Ville compte sur la fermeture progressive des écoles privées et prévoit donc un effectif à la hausse.

L’emplacement choisi se situe à l’angle de la rue de l’Isle et de la rue Amblard (école Juliette Récamier) ».[6]

Cette école, pour moi, est d’une architecture élégante non seulement avec sa façade, mais avec son carrelage de l’époque à motifs, dans les couloirs, avec sa verrière immense dans la montée d’escaliers qui mène à des classes.

Façade de mon école vue de la rue Amblard en 1910 (4MV, 4M 99) et dessin d’exécution de chapiteau[7]

 AMV, 4 M 99

Croquis de la porte d’entrée principale

La porte d’entrée principale se faisait rue Amblard ouvrant directement dans un couloir menant à la montée d’escalier. De nos jours l’entrée se fait rue de l’armée belge qui ouvre sur la cour de récréation.

La verrière et les chapiteaux sont toujours présents au XXIe siècle :

Cour de l’école Récamier (photographies de l’auteur)


[1] senat.fr/évènement/archives/D42/gratuit1.html

[2] Page 28, Valence construit ses écoles, par Viviane Rageau, revue drômoise numéro 563 de 03/2017

[3] Recensements, Série F, archives communales de Valence

[4] https://www.valence.fr/fr/re-decouvrir-la-ville/ville-d-histoire-s/patrimoine/l-ecole-jules-renard.html

[5] Vue 26/321, http://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr, enquêtes sur la situation des écoles

[6] Page 34, Valence construit ses écoles, par Viviane Rageau, revue drômoise numéro 563 de 03/2017

[7] 1910 (AMV, 4 M99)

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑